Archive for the ‘International’ Category
Back from Port-au-Prince / Haïti
De retour après un peu plus d’une semaine passé dans l’enfer Haïtien.
Jamais je n’avais imaginé photographier une catastrophe d’une telle ampleur.
Ce n’est pas la mort, omniprésente, son odeur, ni la désolation des rues dévastées où les édifices encore debout sont fuit de peur d’un nouveau séisme. Les morts le sont, le matériel est ce qu’il est. Les images qui me restent après ce séjour à Port-au-Prince, c’est celles des survivants, tous choqués, traumatisés, blessés. Celles des familles éclatées, déchirées. Celles de la peur. Celles de la souffrances et d’un état physique qui jour après jour s’aggrave, alors que la faim et la soif s’accentuent.
Dans les deux derniers jours j’ai commencé à faire des images (plus) positive. Enfin l’aide internationale s’est organisée, mobilisée. Dès le début, du monde entier les gens se sont mobilisé, les ONGs ont pris la route de Port-au-Prince, des sauveteurs sont venue des 4 coins du monde. Bien sur ça à prit du temps, mais dans le K.O. comment s’organiser…
Je n’ai qu’un seul souhait. Que l’on continue à en parler. Que l’on se sente concerné, simplement comme être humain, par la reconstruction d’Haïti. J’ai peur que d’ici quelques jours les médias cessent d’en parler, les Jeux Olympique risque de favoriser cela. Mais à Port-au-Prince et ailleurs dans le pays, avant bien plus qu’une dizaine d’années, on ne retrouvera pas le pays d’avant.
Tout ce qu’il reste c’est l’espoir.
Pour faire un don à La Coalition Humanitaire (Care, Oxfam Canada, Oxfam Québec, Aide à l’enfance Canada) cliquez ICI.
Pour les plus de photos: ICI

Des millions de gens dorment dans la rue à port-au-Prince. La majorité ont perdu leur maison mais le traumatisme et généralisé et les fondation encore debout incertaines. / Port-au-Prince. Haïti Earthquake. 2010.01
Rajasthan. India.
3 portraits… Souvenirs d’un séjour dans ce monde plein de vie, de croyances, de couleurs…

Radjastan. India. 2008

Rajasthan. India. 2008

Jaisalmer. Rajasthan. India. 2008
Retour sur Kolkata
Le travail sur Kolkata est toujours en développement… Autant à parcourir les archives pour ressortir de nouvelles images, autant en préparant un nouveau départ pour compléter la série.
Voici quelques images redécouvertes récemment.
Cliquez ICI pour voir toute la série.

Kolkata. India / renaudphilippe.com / Stigmat Photo

Kolkata. India / renaudphilippe.com / Stigmat Photo

Kolkata. India / renaudphilippe.com / Stigmat Photo

Kolkata. India / renaudphilippe.com / Stigmat Photo

Kolkata. India / renaudphilippe.com / Stigmat Photo

Kolkata. India / renaudphilippe.com / Stigmat Photo
Dalaï Lama à Montréal
Sa Sainteté le Dalaï Lama était de passage à Montréal hier, où il s’est adressé à la presse avant de donner une conférence grand public à laquelle 15 000 personnes ont assisté.

2009.10.03 / Le Dalaï Lama à Montréal
Kolkata sur GlobalPost.com / Full Frame
La section Full Frame du site internet GlobalPost.com présente aujourd’hui une partie de mon travail réalisé à Kolkata…
ou copiez collez ce lien:
http://www.globalpost.com/dispatch/worldview/090807/full-frame-sunup-sundown
Kalighat. Under Water. India
Extrait d’un reportage réalisé pour Stigmat Photo en septembre et octobre 2007 à Kolkata, en Inde.
Pour voir toute la série cliquez ici
2007-09-24 (Kolkata) – 2.800 personnes ont perdu la vie dans les inondations provoquées en 2007 par la mousson dans tout le sous-continent indien. Selon l’UNICEF, les intempéries ont fait 1.835 morts en Inde, où plus de 38 millions de personnes ont été affectées en tout. Alors qu’à peu près partout tout soit revenu à la normale, deux semaines après les dernières pluies de mousson, les 23-24-25 septembre dernier (400mm de pluie en 40h), la vie n’a pas repris son cours pour tous. L’énorme quantité d’eau reçue à complètent saturée les canaux d’évacuation.
À Kalighat, un quartier défavorisé de Kolkata situé au bord d’un canal d’évacuation des eaux, les inondations sont loin d’être finie deux semaines après la fin des dernières pluies. À cause de la saturation des cours d’eau et de la proximité du Delta du Gange, le canal entourant Kalighat subi quotidiennement l’effet des marées. De jour comme de nuit, deux fois par jour, le sens du courant change subitement et l’eau commence à monter, inondant toutes les ruelles et demeures du quartier. Chaque année les moussons sont de plus en plus fortes. En 2007 les habitants de Kalighat auront passé plus de trois semaines avec de l’eau mi-hanche, chaque jour, deux fois par jour. Actuellement, rien n’est envisagé pour régler cette situation.

25.09.2007/Kolkata/West Bengal/Inde. Des pluies diluviennes s'abattent dans tout le Bengale Occidental. Kolkata, la capitale, est rapidement prisonnière des eaux. La majorité des rues et ruelles sont inondées et pratiquement impraticables. Seuls les Rikshaws humains se déplacent encore.

29.09.2007/Kolkata/West Bengal/Inde. L'eau envahit rapidement toutes les ruelles de Kalighat. certains en profite pour y prendre leur bain. Mais la salubrité de cette eau est loin d'être sans problème. Le canal est une division de la Hoogly River, elle même une division du Gange.

25.09.2007/Kolkata/west Bengal/Inde. Et la vie continue... Un homme tient comme si de rien n'était son étalage de fruits et légumes dans la rue principale de Kalighat.

30.09.2007/Kolkata/West Bengal/Inde. Baignade dans une ruelle normalement pleine de vie.

30.09.2007/Kolkata/West Bengal/Inde. Depuis que cet épisode annuel dure, chaque fois que l'eau inonde tout Kalighat, cette femme reste prisonnière chez elle, sur son lit. L'eau l'empêche complètement de mettre un pied au dehors.

29.09.2007/Kolkata/West Bengal/Inde. Le temps s'arrête pendant que le quartier est emprisonné des eaux. Partie de carte sur un toit, attendant que le niveau redescende.

30.09.2007/Kolkata/West Bengal/Inde. Dans la rue principale, coupée à presque toute circulation, des jeunes utilisent comme ils le peuvent le ballon se soccer...

06.10.2007/Kolkata/West Bengal/Inde. Une fillette attend un traitement. Chaque année lorsque ce phénomène se produit, énormément d'enfants sont admis tous les jours dans la seule clinique, une ONG locale de Kalighat.

30.09.2007/Kolkata/West Bengal/Inde. Sieste d'après-midi au moment fort de l'inondation. Cet homme dit préférer être bloqué ici qu'enfermé chez lui à attendre que l'eau ne redescende.
Kolkata. India
Suite de la série d’images extraites du reportage sur les conditions de vie dans les bidonvilles des grandes villes de pays acclamés pour leur développement économique. Ça commence par Kolkata, en Inde. L’avenir dira où ça se poursuit…
Pour voir le reportage dans son ensemble, CLIQUEZ ICI
Thar Desert. Rajasthan. India
Souvenir de l’inde… encore une fois.
Quelques images du désert du Thar qui sépare l’Inde et le Pakistan.
India. Single picture
Et pour finir une grosse journée Blog, une image isolée qui représente le cœur de l’Inde, l’Inde des villages.
Une journée sur un vieux scooter à se promener dans les villages situés autour d’Udaipur, au Rajasthan, allant à la rencontre des gens pour qui l’accueil est l’essence.
Tibetan Refugees. Dharamsala. India
Pour voir tout le reportage: Cliquez ici.

2008.10.25/Choglamsar/Ladakh/India/ Kyi Trayi, 79 ans, ancien nomade au Tibet a été obligé, comme beaucoup de Tibétains arrivés au tout début de l'invasion chinoise de travailler comme constructeur des routes du Ladakh, un travail éreintant et dangeureux. «... Il nous a fallu près de trois mois pour venir en Inde. le voyage à été la pire partie de ma vie. On ne pensait qu'a sauver nos vie, fuir loin des chinois. On avait plus le temps de penser à nos besoins de base. ...» «... Ici en inde je suis libre, je peux vivre dans la paix. Même, les Tibétains reçoivent de l'aide financière des Européens. C'est clair que la vie en exile est bien meilleur que sous l'autorité Chinoise. ...» «... Tout cela c'est grâce à la bénédiction du dalaï-lama, mais j'ai toujours pensé qu'on allait obtenir la liberté bientôt au Tibet, que j'allais y retourner. Et la vie est passée à attendre pour rien. ...»

2008.11.18/Dharamsala/Himachal Pradesh/Inde/ Lorsque Lhasang Tsering a 7 ans, son père à le sentiment qu'une tragédie nationale se prépare. Il quitte le Tibet et devient un des premiers réfugié à s'installer sur les terres que Nehru, le premier Premier Ministre de l'Inde Indépendante a offertes aux Tibétains. «En ce temps là la vie était vraiment dur. On est arrivé avec rien et il n'y avait pas d'emplois pour les Tibétains.» Jeunes, des missionnaires Américains lui offre de poursuivre ses études aux Étas-Unis. «Mais il n'était pas question de m'éloigner de la résistance Tibétaine.» Très impliqué, il devient le président du TYC (Tibetan Youtgh Congress) et est le premier à s'opposer publiquement au dalaï-lama et réclame l'indépendance complète. «Pour avoir un Tibet libre et l'indépendance, je suis près à mourir.» «Les chinois commettent un génocide. Pas juste culturel mais aussi racial. C'est à propos du bien et du mal. On se doit de réagir parce que c'est mal. Ce n'est pas une question de gagnant ou de perdant, juste de bien et de mal.» Et face à la communauté Internationale, Lhasang Tsering se révolte: «la pire violence c'est celle de ne pas agir.» «Beaucoup de gens sont en colère contre le gouvernement chinois. Beaucoup se sentent frustré, impuissant. En exile tout va bien aller même si le pire arrive là-bas. Mais à l'intérieur, les choses sont de pire en pire.» «Être tibétain, c'est être une personne sans identité, un individu sans nom. Si seulement le quart de l'attention qui est mise à la survie des Panda était mise à l'attention de la survie des Tibétains... Pour le monde on est moins que des pandas.»

2008.11.14/Dharamsala/Himachal Pradesh/Inde Tse Don est arrivé en Inde il y a tout juste un mois. Elle est encore au centre pour les nouveaux arrivants à Dharamsala. Elle est sa fille on quitté maris et père pour se réfugier en Inde. «Je suis venue avec ma fille qui a 4 ans. On est partie parce que je veux qu'elle ai la chance d'avoir une éducation. Moi je n'y ai jamais eu accès et ma famille est pauvre. J'ai appris au Tibet qu'ici le gouvernement Tibétain offre des opportunités d'éducation. »

2008.11.22/Dharamsala/Himachal Pradesh/Inde/ Rencontre spéciale entre les membres du gouvernements, les représentants d'associations et des citoyens à Dharamsala. La rencontre à été demandé par le dalaï-lama pour laisser libre cours au processus démocratique. La question était de savoir qu'elle allait être la suite du combat pour le Tibet. À l'issue de cette semaine de rencontre, les membres de la réunion ont affirmé que tous les Tibétains reconnaissent le dalaï-lama comme chef spirituel et que tous acceptent de dire oui a l'autonomie au sein de la République Populaire de Chine plutôt que d'obtenir l'indépendance complète.

2008.11.21/Dharamsala/Himachal Pradesh/Inde/ Champa Tashi est né en 1969, dans un des pires moments de l'histoire. Il est le plus jeune d'un famille de 9 enfants. «Quand j'ai eu 4 ou 5 ans mon grand frère m'a secrètement expliqué ce qui se passait avec le Tibet.» Il apprend aussi que son grand-père est mort tué par les chinois durant les premières années de l'invasion. «Jusqu'à 17 ans j'avais en moi, partout où j'allais, une peur permanente des chinois». 17 ans, moment où il rejoint le monastère dans lequel il vit durant 7 ans, avant d'être enfermé pour la première fois. En 1991«... Avec 4 amis on a écrit sur une grande affiche Free Tibet et Longue vie au Dalaï-lama et on l'a installé à l'entrée d'un bureau de l'administration chinoise.» «... la première journée on nous a attaché deux par deux avec des menottes et suspendu à l'extérieur pendant une heure, devant la population. Nos pieds ne touchaient plus le sol.» «Après on a passé trois jours dans cette prison à être interrogé sous la torture tous les jours. On a été battu avec des barres de métal, des bâtons électriques, pendus avec les mains attachées dans le dos jusqu'à ce que les épaules se disloquent.» «Personne n'a répondu aux questions de officiers. On a tous continué a dire qu'on a fait ça parce que le Tibet était libre. On a fait ça pour les droits humains.» Puis il change de prison et pendant 4 mois il est a nouveau battu et interrogé à raison de trois interrogatoires par jour. «Quand ils utilisent le bâton électrique à la plus haute intensité, pendant 10 minutes c'est comme si on était mort, on a plus aucune sensation» Puis il retourne à la première prison, y reste deux mois et subi un procès. Sa sentence est de 15 ans de prison pour avoir non seulement signé la pancarte, mais aussi l'avoir accrochée. «... Les prisonniers politiques n'ont pas le droit ni à un juge ni à un avocat, c'est juste des policiers et des militaires, on a pas le droit de parler, sinon on est battu. Même pas le droit de se défendre.» «En prison, il n'y a que les prisonniers politiques qui doivent faire des travaux forcés, pas les autres.» pendant ses deux première années en prison, dormant a même le béton, son corps devient très malade. «J,ai fait des demandes pour avoir des médicaments, j,ai reçu quelques chose pour le rhume expiré depuis 3 ou 4 ans.» Champa sort de prison en 2006. «Les anciens prisonniers politiques n'ont aucun droits en société. Ils doivent demander la permission pour se déplacer, on les amènes au poste de police pour leur faire promettre de ne rien faire d,autre pour le Tibet.» Champa est arrivé en Inde il y a neuf mois, avec des séquelles à vie de ses années en prison.

2008.17.11/Dharamsala/Himachal Pradesh/Inde/ Palmo est arrivé en Inde il y a 35 ans. Elle travaille depuis 40 ans au Tibetan Handicraft Coop, une coopérative vouée à la préservation de la culture Tibétaine. «... Avec l'éducation que j'ai reçu je ne peux pas faire grand chose pour le Tibet. Mais la culture est entrain de mourir. Travailler à la cool c'est un peu ma façon de la faire vivre et de me battre pour la survie du Tibet. » «... je suis beaucoup plus heureuse en exile, près du dalaï-lama. Le Tibet me manque et tous les jours je pris pour le revoir mais aujourd'hui toute ma famille vie en Inde. Toute ma vie est en Inde. Qu'est-ce que je deviendrais dans un pays libre où je n'aurais plus rien?»
Ladakh. India
Quelques images en vrac du Ladakh. Les deux dernières font parties d’une série sur les mariages traditionnels au Ladakh, la première, un jeune moine dans le monastère de Hemis Sukpachan.
Kolkata. India
Suite sur la série de Kolkata.
Pour voir toutes les images cliquez ici.
Kolkata. India.
Début d’un travail de longue haleine pour revenir sur une série d’images traitant de la misère de Kolkata, en Inde. Toutes les photos ont été prisent en juin 2006 et entre septembre et novembre 2007. C’est un premier reportage d’une longue série sur les conditions de vie dans les bidonvilles des grandes villes de pays acclamés pour leur développement économique.
Je commence donc à refaire, dossier par dossier, jours après jours, la sélection, le traitement des images de Kolktata, ville tentaculaire où plus de 15 millions d’âmes y vivent. Je partagerai un extrait de ces quelques images sur ce blog, au fur et à mesure que je parcours à nouveau ces dossier, ces 21 dvd de back up….
Des images qui dorment encore et qui à mon sens devrait être diffusées.
Toy Train. Darjeeling. India
Souvenir du premier séjour en Inde, en 2006. Quelques images faites du Toy Train au début de la mousson, trois mois de brumes et de pluie sur l’Himalaya.
Le Darjeeling Himalayan Railway ou chemin de fer himalayen de Darjeeling — surnommé Toy Train, train jouet — est une ligne de chemin de fer qui relie New Jalpaiguri à Darjeeling, dans l’État indien du Bengale-Occidental. Elle est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. (source. wikipedia)
Bundi. Rajasthan. India
Quelques images en vrac tirées d’une série sur Bundi, petite ville du Rajasthan, encore presque ignorée des touristes et qui a su garder toute son authenticité.
Tibetan Refugees. Dharamsala. India
Cette année, lors du 50ème anniversaire de l’invasion chinoise, partout au Tibet les gens se sont soulevés, les moines manifestent. Depuis le 14 mars dernier, à partir de sources autant chinoises que tibétaines, l’Administration Centrale Tibétaine recensait 203 morts, 1000 blessés et 5175 arrestations. Pour sa part, l’administration chinoise n fait état que d’un seul Tibétain mort, un «insurgé».
Lorsque le dalaï-lama a pris la route de l’exil en 1959 et qu’il a trouvé refuge en Inde, il s’est vu offrir par Nehru, le premier Premier Ministre de l’Inde Indépendante, la région de Dharamsala, dans l’Himachal Pradesh. C’est le lieu actuel du Gouvernement en exil tibétain, un gouvernement qui n’est reconnu par aucun pays indépendant.
La lutte s’organise depuis des années, se renouvelle, change. Aujourd’hui, beaucoup sont inquiets pour l’avenir du Tibet et l’avenir de sa culture.

2008.10.25/Choglamsar/Ladakh/Inde Apa Dorge est arrivé en Inde lorsqu'il avait 20 ans. Ancien nomade, il a dû, comme la plupart des Tibétains en exil, refaire sa vie à partir de rien, avec les images gravées de son pays en ruine et d'un trajet vers l'exil horrible. Aujourd'hui, à 88 ans, il sait qu'il ne remettra plus jamais les pieds dans ce pays qu'il a perdu. «... Ça nous a pris 5 mois pour traverser jusqu'en Inde. Sur la route, plusieurs de mes amis se sont fait descendre. Nous avons fui en laissant derrière nous tous nos vivres et nos biens. Plus tard, mon fils aîné est mort et peu de temps après être arrivé en Inde c'est ma femme qui est décédée. ...» «... Je pense que si la jeune génération suit les conseils du dalaï-lama, on va certainement obtenir la liberté bientôt. Mais le futur Tibet n'aura rien à voir avec ce que le Tibet était, avant. ... »

2008.11.22/Dharamsla/Himachal Pradesh/Inde Tenzin Tsundue est un activiste politique bien connu dans le milieu Tibétain en exil. Icône de la jeunesse tibétaine né en Inde, après ses études à Madras et bravant tout interdit, il retourne au Tibet pour voir quel y est véritablement la situation sous l'occupation chinoise. Très impliqué dans la cause, il publie poèmes et articles de journaux un peu partout dans les médias internationaux. Figure du mouvement mené par les jeunes pour la libération du Tibet, il suit la voie proposée par le dalaï-lama, acceptée démocratiquement par la population en exil mais à un goût très amer face à la souffrance de son peuple.
Poème écrit par Tenzin Tsundue :
Desperate Age
Kill my Dalai lama
that I can believe no more.
Bury my head
beat it.
Disrobe me
chain it.
But don’t let me free.
Within the prison
this body is yours.
But within the body
my belief is only mine.
You want to do it?
Kill me here – silently.
Make sure no breath remains.
But don’t let me free.
If you want, do it again.
Right from the beginning:
Discipline me
Re-educate me
Indoctrinate me
Show me your communist gimmicks.
But don’t let me free.
Kill my Dalai Lama

2008.11.17/Dharamsala/Himachal Pradesh/Inde Rigzen Tsering (nom fictif) est la femme d'un réalisateur Tibétain actuellement emprisonné en Chine depuis 8 mois sans accusations. Retourné dans son pays après avoir vécu en Inde, il réalise une série d'entrevues pour faire un documentaire sur la position des Tibétains vivants à l'intérieur du Tibet par rapport aux Jeux Olympiques. Arrêté il y a 8 mois, personne ne sait ce qu'il advient de lui depuis ce temps. En 2000, Rigzen Tsering envoie les deux premiers de ses 4 enfants en Inde, en 2003 le troisième et part en 2005 avec son dernier, qui n'a que 4 ans. «... J'étais extrêmement inquiète d'envoyer mes enfants à travers l'Himalaya. Mais cet énorme risque vaut bien plus que de rester au Tibet sous les autorités chinoises. ...» «... Les Tibétains à l'intérieur du Tibet se sacrifient pour la cause du Tibet. Beaucoup n'ont plus rien à perdre. Actuellement à l’extérieur du Tibet on ne sait rien de ce qui se passe réellement à cause de mensonges, de propagande. Notre peuple à réellement besoin d'aide, le monde doit savoir. ..» «... Le dalaï-lama quémande au monde entier depuis des années, mais rien ne change. Les gouvernements ont peur de la Chine. Je rêve que les citoyens du monde fassent des pressions sur leur gouvernement pour qu'à leur tour ces gouvernements fassent pression sur la Chine. ... » Depuis qu'elle est sans nouvelles de son mari la vie n'est plus la même. Tous les matins, à 5 heures, elle se prépare et va vendre du pain dans les ruelles de Dharamsala. «.. Il prenait extrêmement soin de la famille. Maintenant c'est moi seul qui doit m'occuper de tout. Mais quand je pense aux milliers de Tibétains toujours au Tibet je suis extrêmement fière de son action. Je dois alors oublier ma propre souffrance quotidienne.»

2008.11.19/Dharamsala/Himachal Pradesh/Inde Tsering Pontsok un jeune moine arrivé en Inde en 2006, contraint à cause de sa cécité de vivre à la maison Tibétaine pour personnes âgées. «... Ce sont mes parents qui ont décidé de m'envoyer en Inde. Sur le chemin dans les montagnes il y avait plein de neige et la réflexion du soleil était horriblement forte. J'avais déjà perdu un oeil à 15 ans, j'en ai perdu un autre sur la route de la liberté. ...» Il est très difficile de trouver un guide pour traverser la frontière népalaise, avant de rejoindre l'Inde. «... Ce sont mes parents qui ont trouvé le guide. La police en civil est partout. Si jamais ils apprennent que quelqu'un recherche un guide, ça mène à la prison. Je suis très inquiet pour eux. Je ne leur ai pas dit que je suis aveugle. ...» Quand il était au Tibet, il y a deux ans, il entendait sans arrêt des autorités chinoises que le dalaï-lama disait des mensonges, détériorait les relations entre le Tibet et la Chine, tout en étant traité d'opposant au régime. «...Maintenant en Inde j'ai appris que le Tibet, historiquement, était libre et que Sa Sainteté est honnête.» Et la situation se dégrade. «Depuis les olympiques c'est risqué pour les Tibétains à l'intérieur de parler avec des étrangers, sinon ils risquent la prison. » Depuis le 14 mars dernier, à partir de sources autant chinoises que tibétaines, l'Administration Centrale Tibétaine recensait 203 morts, 1000 blessés et 5175 arrestations. Pour sa part, l'administration chinoise fait état d'un seul Tibétain mort, un «insurgé». «Si j'avais une arme, je pourrais me battre contre les chinois.» Ce sont les mots qu'il entendait de la jeunesse Tibétaine encore au pays. «Sans la voie proposée par le dalaï-lama, on s'en va directement dans une guerre. Et c'est certain qu'on va perdre.»
Wangdak Tashi. Ladakh. Inde
Extrait du reportage sur les réfugiés Tibétains en exil.
Le Tibet est sous l’emprise de la République Populaire de Chine depuis 1959. Au tout début de l’invasion, les militaires chinois ont détruit plus de 6000 monastères et tué ou emprisonné 1 million de Tibétains, ce qui représente 1/6 de la population.
Aujourd’hui, loin d’être terminée, la situation s’est détérioré grandement. Plus de 10 millions de chinois ont été financés par leur gouvernement pour s’installer dans ce nouveau monde. Loin de reconnaître le génocide culturel et racial perpétué par la Chine depuis plus de 50 ans, la communauté internationale multiplie ses échanges avec la République et certains pays affirment qu’ils reconnaissent le Tibet comme une région de la Chine, oubliant les appels au secours lancé partout dans le monde par le prix Nobel de la paix, le dalaï-lama, chef spirituel des Tibétains.

2008.10.25/Choglamsar/Ladakh/India. Le père de Wangdak Tashi était chef d'un petit village au Tibet. En 1950, il est tué par les autorités chinoises quand lui n'a que 17 ans. Wangdak Tashi décide alors de joindre l'armée Tibétaine et de combattre contre l'invasion chinoise. Arrêté en 1962 avec une centaine d'autres, il assiste à la pendaison de 70 de ses camarades et réussit à s'enfuir vers l'Inde. «...Comme Tibétain, je sentais le devoir de me battre contre l'invasion chinoise. Arrivé en Inde en 1965, j'ai rejoint le TYC (Tibetan Youth Congress) et je pus continuer la lutte pour le Tibet. Plus tard, en devenant vieux, j'ai compris que la seule façon de retrouver notre pays est de suivre la voie proposé par le dalaï-lama. Retrouver notre pays, oui, mais qu'en restera-t-il?»
Tibetan refugees. Work in progress.
Rencontre avec Palden Gyatso.
(Wikipedia) «Après l’achèvement de l’invasion chinoise de l’intégralité du territoire tibétain en mars 1959, des milliers de Tibétains ont péri dans les camps de travaux forcés et les prisons disséminés dans tout le pays. Palden Gyatso, ancien prisonnier politique actuellement en exil, a passé 33 ans dans ces laogaï.
Palden Gyatso est né à Panam dans le district de Gyangtsé (Tibet central). A l’âge de dix ans, il décide de devenir moine. Et à l’âge de seize ans, il quitte le monastère de Drépoung pour se rendre dans la capitale tibétaine, Lhassa.
Lors du soulèvement national du peuple tibétain du 10 mars 1959, Palden Gyatso rejoint un petit groupe de volontaires armés et lorsque le gouvernement du Tibet annonce aux moines de Drépoung qu’il faut se préparer à combattre, Palden Gyatso prend alors la tête d’une centaine d’hommes. Le soulèvement a été réprimé très rapidement par les forces chinoises, bien avant que les moines n’aient eu à intervenir.
Et Palden Gyatso est retourné dans son monastère. Il y retrouve son vieux maître, Rigzin Jampa, alors âgé de 72 ans. Tous deux décident de fuir les répressions chinoises. Fuir … Pour échapper aux répressions de plus en plus violentes. Fuir encore … De longues heures de marche, jour après jour. Palden Gyatso porte son vieux maître sur ses épaules. Fuir toujours … Pour ne pas abandonner son maître entre les mains des Chinois.
Lorsqu’ils atteignent Panam, le village natal de Palden Gyatso, le moine et son maître sont arrêtés. Torturé, battu avec des bâtons dont les extrémités sont couvertes de clous, Palden Gyatso est condamné à sept ans d’emprisonnement. C’est enchaîné, les mains dans le dos, qu’il passe alors les deux années suivantes. Malheureusement, son maître Rigzin Jampa n’a pas survécu à ces tortures d’autant plus que les Chinois l’ont pris pour un « espion indien » au solde de Nehru. En fait, le Vénérable Rigzin Jampa est d’origine indienne de la région himalayenne de Kinnaur, Himachal Pradesh, que les Tibétains appellent « Khounou », et il possédait dans sa pièce une photo prise avec le Premier ministre indien Nehru dans le cadre d’une conférence des bouddhistes des régions himalayennes.
En 1962, ne pouvant plus supporter les tortures et les conditions de détention dans la prison et surtout bien décidé à dévoiler au monde entier les exactions chinoises, il réussit à s’évader et à rejoindre la frontière avec six amis. Malheureusement, il est à nouveau fait prisonnier par des militaires qui reviennent du front. C’est alors la guerre frontalière entre la Chine et l’Inde. La guerre déclenchée par la Chine communiste, nouveau maître au Tibet contre l’Inde, soi-disant pour « rectifier la frontière entre les deux pays »…. »
«…»
Reste de l’article sur Wikipedia
New market. Kolkata. India
Petit tour dans les archives…
New Market, populaire marché de Kolkata. une autre vision de l’Inde.
Ladakh. India.
Quelques images du Ladakh.
Paradis en plein coeur de l’Hymalaya, dans le nord de l’Inde.
Photos extraites d’une série.

























































