Archive for the ‘Stigmat Photo’ tag
Toughing it out in Timmins. GDP Project.
Toughing it out in Timmins / À la remorque
When the market for foresty products comes crashing down, so does the demand for logging trailers – and Jackie must devise a survival strategy for the family business.
Fabricant de remorques pour le bois d’oeuvre, Jackie doit composer avec les contrecoups de la crise forestière. Armé de quelques stratégies, parviendra-t-il à assurer la survie de l’entreprise familiale ?
Stigmat Photo / Online / News
Pour débuter l’année en beauté, le collectif de photojournalisme Stigmat Photo, vient tout juste de relancer son site web et vous invite à le découvrir à l’adresse suivante: STIGMATPHOTO.com
Fort de son passage à Visa pour l’Image, Perpignan en 2009, Larry Rochefort expérimentera la vie des moines cisterciens de Val-Notre-Dame au Québec. Ce reportage, réalisé pour le compte du magazine français Panorama, sera publié en février 2010.
Maxime rentre tout juste du Sud-Ouest de la Nouvelle-Écosse (Canada) où il est allé passer quelques semaines en reportage auprès des pêcheurs de homards. Son travail est en attente de publication et sera disponible en ligne sous peu.
David à exposé en France, à Lille et aux Assises Internationales du Journalisme et de l’Information à Strasbourg, le projet « Here and There ». Ce projet, toujours en cours, documente la vie de diverses diasporas et exilés de Londres à Lassa. L’histoire de Ms. Pemba (photo) a récemment été reprise dans un article du New York Times. David sera basé au Népal dès la mi-Janvier 2010 et demeure disponible pour assignations.
Philippe retourne au Mexique compléter un reportage amorcé en 2007, sur les 2 millions d’enfants / adolescents qui peuplent les rues de la mégalopole de Mexico City. Il sera disponible pour assignations dans la région de février à avril 2010.
Renaud Philippe collabore actuellement avec l’Office National du Film du Canada (ONF) à documenter la crise économique au Canada, tout en préparant un retour en Inde en mars prochain afin de finir sa série Les Oubliés de Kolkata.
To start the year in style, the photojournalism collective Stigmat Photo just relaunched its website and invites you to discover it the following address: STIGMATPHOTO.com
Perpignan 2009 proved very fruitful for Larry Rochefort. He experienced the life of the Cistercian monks of Val-Notre-Dame in Quebec to complete a feature commissioned by French magazine Panorama. The feature will be published in February 2010.
Maxime just returned from South-Western Nova Scotia (Canada) where he went for a few weeks to document the life of lobster fisherman during the recently opened fishing season. His work is awaiting publication and will soon be available online.
David held two exhibits in France, in Lille and at the International Conference on Journalism and Information in Strasbourg, with the « Here and There » project. The project, still in progress, documents the life of diverse Diasporas and people in exile, from London to Lhasa. Ms. Pemba (photo) story was recently explained in a New York Times article. David will be based in Nepal from mid-January 2010 and remains available for assignments.
Philippe is heading back to Mexico to complete a feature he began in 2007, about the 2 million children and adolescents who populate the streets of the megalopolis of Mexico City. He will be available for assignments in the region from February to April 2010.
Renaud Philippe is currently collaborating with the National Filmboard of Canada to document the economic crisis in Canada while preparing a return to India in March to finish his photo feature on The Forgotten People of Kolkata.
Retour sur Kolkata
Le travail sur Kolkata est toujours en développement… Autant à parcourir les archives pour ressortir de nouvelles images, autant en préparant un nouveau départ pour compléter la série.
Voici quelques images redécouvertes récemment.
Cliquez ICI pour voir toute la série.

Kolkata. India / renaudphilippe.com / Stigmat Photo

Kolkata. India / renaudphilippe.com / Stigmat Photo

Kolkata. India / renaudphilippe.com / Stigmat Photo

Kolkata. India / renaudphilippe.com / Stigmat Photo

Kolkata. India / renaudphilippe.com / Stigmat Photo

Kolkata. India / renaudphilippe.com / Stigmat Photo
Kalighat. Under Water. India
Extrait d’un reportage réalisé pour Stigmat Photo en septembre et octobre 2007 à Kolkata, en Inde.
Pour voir toute la série cliquez ici
2007-09-24 (Kolkata) – 2.800 personnes ont perdu la vie dans les inondations provoquées en 2007 par la mousson dans tout le sous-continent indien. Selon l’UNICEF, les intempéries ont fait 1.835 morts en Inde, où plus de 38 millions de personnes ont été affectées en tout. Alors qu’à peu près partout tout soit revenu à la normale, deux semaines après les dernières pluies de mousson, les 23-24-25 septembre dernier (400mm de pluie en 40h), la vie n’a pas repris son cours pour tous. L’énorme quantité d’eau reçue à complètent saturée les canaux d’évacuation.
À Kalighat, un quartier défavorisé de Kolkata situé au bord d’un canal d’évacuation des eaux, les inondations sont loin d’être finie deux semaines après la fin des dernières pluies. À cause de la saturation des cours d’eau et de la proximité du Delta du Gange, le canal entourant Kalighat subi quotidiennement l’effet des marées. De jour comme de nuit, deux fois par jour, le sens du courant change subitement et l’eau commence à monter, inondant toutes les ruelles et demeures du quartier. Chaque année les moussons sont de plus en plus fortes. En 2007 les habitants de Kalighat auront passé plus de trois semaines avec de l’eau mi-hanche, chaque jour, deux fois par jour. Actuellement, rien n’est envisagé pour régler cette situation.

25.09.2007/Kolkata/West Bengal/Inde. Des pluies diluviennes s'abattent dans tout le Bengale Occidental. Kolkata, la capitale, est rapidement prisonnière des eaux. La majorité des rues et ruelles sont inondées et pratiquement impraticables. Seuls les Rikshaws humains se déplacent encore.

29.09.2007/Kolkata/West Bengal/Inde. L'eau envahit rapidement toutes les ruelles de Kalighat. certains en profite pour y prendre leur bain. Mais la salubrité de cette eau est loin d'être sans problème. Le canal est une division de la Hoogly River, elle même une division du Gange.

25.09.2007/Kolkata/west Bengal/Inde. Et la vie continue... Un homme tient comme si de rien n'était son étalage de fruits et légumes dans la rue principale de Kalighat.

30.09.2007/Kolkata/West Bengal/Inde. Baignade dans une ruelle normalement pleine de vie.

30.09.2007/Kolkata/West Bengal/Inde. Depuis que cet épisode annuel dure, chaque fois que l'eau inonde tout Kalighat, cette femme reste prisonnière chez elle, sur son lit. L'eau l'empêche complètement de mettre un pied au dehors.

29.09.2007/Kolkata/West Bengal/Inde. Le temps s'arrête pendant que le quartier est emprisonné des eaux. Partie de carte sur un toit, attendant que le niveau redescende.

30.09.2007/Kolkata/West Bengal/Inde. Dans la rue principale, coupée à presque toute circulation, des jeunes utilisent comme ils le peuvent le ballon se soccer...

06.10.2007/Kolkata/West Bengal/Inde. Une fillette attend un traitement. Chaque année lorsque ce phénomène se produit, énormément d'enfants sont admis tous les jours dans la seule clinique, une ONG locale de Kalighat.

30.09.2007/Kolkata/West Bengal/Inde. Sieste d'après-midi au moment fort de l'inondation. Cet homme dit préférer être bloqué ici qu'enfermé chez lui à attendre que l'eau ne redescende.
Kolkata. India
Suite de la série d’images extraites du reportage sur les conditions de vie dans les bidonvilles des grandes villes de pays acclamés pour leur développement économique. Ça commence par Kolkata, en Inde. L’avenir dira où ça se poursuit…
Pour voir le reportage dans son ensemble, CLIQUEZ ICI
Remerciements LOGIQ et l'OFQJ / Visa pour l'Image
Pour une troisième année consécutive je serais du 31 août au 8 septembre prochain au Festival Visa pour l’Image à Perpignan en France, avec tous les membres de Stigmat Photo.
Pour une deuxième année consécutive, c’est grâce au support des programmes Action-Développement et Synergie Entreprise de l’OFQJ qui nous serons en mesure d’être présents et actifs au sein d’un des festival les plus convoité dans le monde du photojournalisme, motivé par des valeurs que partagent Stigmat.
J’aurais l’occasion de revenir sur le festival Visa pour l’Image sur ce Blog, mais tenais à exprimer toute ma gratitude à LOGIQ et L’OFQJ pour leur soutient, essentiel au développement de notre rêves qui se nomment Stigmat Photo, Stigmat Synergie (très bientôt) et prochainement une autre nouvelle d’envergure à annoncer…
D’ailleurs le site Internet de Stigmat photo sera partiellement en ligne pour le Festival… Vous y jetterez un coup d’œil ! (Actuellement ce n’est qu’un Blog temporaire)
India. Single picture
Et pour finir une grosse journée Blog, une image isolée qui représente le cœur de l’Inde, l’Inde des villages.
Une journée sur un vieux scooter à se promener dans les villages situés autour d’Udaipur, au Rajasthan, allant à la rencontre des gens pour qui l’accueil est l’essence.
Kolkata. India
Suite sur la série de Kolkata.
Pour voir toutes les images cliquez ici.
Tibetan Refugees. Dharamsala. India
Cette année, lors du 50ème anniversaire de l’invasion chinoise, partout au Tibet les gens se sont soulevés, les moines manifestent. Depuis le 14 mars dernier, à partir de sources autant chinoises que tibétaines, l’Administration Centrale Tibétaine recensait 203 morts, 1000 blessés et 5175 arrestations. Pour sa part, l’administration chinoise n fait état que d’un seul Tibétain mort, un «insurgé».
Lorsque le dalaï-lama a pris la route de l’exil en 1959 et qu’il a trouvé refuge en Inde, il s’est vu offrir par Nehru, le premier Premier Ministre de l’Inde Indépendante, la région de Dharamsala, dans l’Himachal Pradesh. C’est le lieu actuel du Gouvernement en exil tibétain, un gouvernement qui n’est reconnu par aucun pays indépendant.
La lutte s’organise depuis des années, se renouvelle, change. Aujourd’hui, beaucoup sont inquiets pour l’avenir du Tibet et l’avenir de sa culture.

2008.10.25/Choglamsar/Ladakh/Inde Apa Dorge est arrivé en Inde lorsqu'il avait 20 ans. Ancien nomade, il a dû, comme la plupart des Tibétains en exil, refaire sa vie à partir de rien, avec les images gravées de son pays en ruine et d'un trajet vers l'exil horrible. Aujourd'hui, à 88 ans, il sait qu'il ne remettra plus jamais les pieds dans ce pays qu'il a perdu. «... Ça nous a pris 5 mois pour traverser jusqu'en Inde. Sur la route, plusieurs de mes amis se sont fait descendre. Nous avons fui en laissant derrière nous tous nos vivres et nos biens. Plus tard, mon fils aîné est mort et peu de temps après être arrivé en Inde c'est ma femme qui est décédée. ...» «... Je pense que si la jeune génération suit les conseils du dalaï-lama, on va certainement obtenir la liberté bientôt. Mais le futur Tibet n'aura rien à voir avec ce que le Tibet était, avant. ... »

2008.11.22/Dharamsla/Himachal Pradesh/Inde Tenzin Tsundue est un activiste politique bien connu dans le milieu Tibétain en exil. Icône de la jeunesse tibétaine né en Inde, après ses études à Madras et bravant tout interdit, il retourne au Tibet pour voir quel y est véritablement la situation sous l'occupation chinoise. Très impliqué dans la cause, il publie poèmes et articles de journaux un peu partout dans les médias internationaux. Figure du mouvement mené par les jeunes pour la libération du Tibet, il suit la voie proposée par le dalaï-lama, acceptée démocratiquement par la population en exil mais à un goût très amer face à la souffrance de son peuple.
Poème écrit par Tenzin Tsundue :
Desperate Age
Kill my Dalai lama
that I can believe no more.
Bury my head
beat it.
Disrobe me
chain it.
But don’t let me free.
Within the prison
this body is yours.
But within the body
my belief is only mine.
You want to do it?
Kill me here – silently.
Make sure no breath remains.
But don’t let me free.
If you want, do it again.
Right from the beginning:
Discipline me
Re-educate me
Indoctrinate me
Show me your communist gimmicks.
But don’t let me free.
Kill my Dalai Lama

2008.11.17/Dharamsala/Himachal Pradesh/Inde Rigzen Tsering (nom fictif) est la femme d'un réalisateur Tibétain actuellement emprisonné en Chine depuis 8 mois sans accusations. Retourné dans son pays après avoir vécu en Inde, il réalise une série d'entrevues pour faire un documentaire sur la position des Tibétains vivants à l'intérieur du Tibet par rapport aux Jeux Olympiques. Arrêté il y a 8 mois, personne ne sait ce qu'il advient de lui depuis ce temps. En 2000, Rigzen Tsering envoie les deux premiers de ses 4 enfants en Inde, en 2003 le troisième et part en 2005 avec son dernier, qui n'a que 4 ans. «... J'étais extrêmement inquiète d'envoyer mes enfants à travers l'Himalaya. Mais cet énorme risque vaut bien plus que de rester au Tibet sous les autorités chinoises. ...» «... Les Tibétains à l'intérieur du Tibet se sacrifient pour la cause du Tibet. Beaucoup n'ont plus rien à perdre. Actuellement à l’extérieur du Tibet on ne sait rien de ce qui se passe réellement à cause de mensonges, de propagande. Notre peuple à réellement besoin d'aide, le monde doit savoir. ..» «... Le dalaï-lama quémande au monde entier depuis des années, mais rien ne change. Les gouvernements ont peur de la Chine. Je rêve que les citoyens du monde fassent des pressions sur leur gouvernement pour qu'à leur tour ces gouvernements fassent pression sur la Chine. ... » Depuis qu'elle est sans nouvelles de son mari la vie n'est plus la même. Tous les matins, à 5 heures, elle se prépare et va vendre du pain dans les ruelles de Dharamsala. «.. Il prenait extrêmement soin de la famille. Maintenant c'est moi seul qui doit m'occuper de tout. Mais quand je pense aux milliers de Tibétains toujours au Tibet je suis extrêmement fière de son action. Je dois alors oublier ma propre souffrance quotidienne.»

2008.11.19/Dharamsala/Himachal Pradesh/Inde Tsering Pontsok un jeune moine arrivé en Inde en 2006, contraint à cause de sa cécité de vivre à la maison Tibétaine pour personnes âgées. «... Ce sont mes parents qui ont décidé de m'envoyer en Inde. Sur le chemin dans les montagnes il y avait plein de neige et la réflexion du soleil était horriblement forte. J'avais déjà perdu un oeil à 15 ans, j'en ai perdu un autre sur la route de la liberté. ...» Il est très difficile de trouver un guide pour traverser la frontière népalaise, avant de rejoindre l'Inde. «... Ce sont mes parents qui ont trouvé le guide. La police en civil est partout. Si jamais ils apprennent que quelqu'un recherche un guide, ça mène à la prison. Je suis très inquiet pour eux. Je ne leur ai pas dit que je suis aveugle. ...» Quand il était au Tibet, il y a deux ans, il entendait sans arrêt des autorités chinoises que le dalaï-lama disait des mensonges, détériorait les relations entre le Tibet et la Chine, tout en étant traité d'opposant au régime. «...Maintenant en Inde j'ai appris que le Tibet, historiquement, était libre et que Sa Sainteté est honnête.» Et la situation se dégrade. «Depuis les olympiques c'est risqué pour les Tibétains à l'intérieur de parler avec des étrangers, sinon ils risquent la prison. » Depuis le 14 mars dernier, à partir de sources autant chinoises que tibétaines, l'Administration Centrale Tibétaine recensait 203 morts, 1000 blessés et 5175 arrestations. Pour sa part, l'administration chinoise fait état d'un seul Tibétain mort, un «insurgé». «Si j'avais une arme, je pourrais me battre contre les chinois.» Ce sont les mots qu'il entendait de la jeunesse Tibétaine encore au pays. «Sans la voie proposée par le dalaï-lama, on s'en va directement dans une guerre. Et c'est certain qu'on va perdre.»
Wangdak Tashi. Ladakh. Inde
Extrait du reportage sur les réfugiés Tibétains en exil.
Le Tibet est sous l’emprise de la République Populaire de Chine depuis 1959. Au tout début de l’invasion, les militaires chinois ont détruit plus de 6000 monastères et tué ou emprisonné 1 million de Tibétains, ce qui représente 1/6 de la population.
Aujourd’hui, loin d’être terminée, la situation s’est détérioré grandement. Plus de 10 millions de chinois ont été financés par leur gouvernement pour s’installer dans ce nouveau monde. Loin de reconnaître le génocide culturel et racial perpétué par la Chine depuis plus de 50 ans, la communauté internationale multiplie ses échanges avec la République et certains pays affirment qu’ils reconnaissent le Tibet comme une région de la Chine, oubliant les appels au secours lancé partout dans le monde par le prix Nobel de la paix, le dalaï-lama, chef spirituel des Tibétains.

2008.10.25/Choglamsar/Ladakh/India. Le père de Wangdak Tashi était chef d'un petit village au Tibet. En 1950, il est tué par les autorités chinoises quand lui n'a que 17 ans. Wangdak Tashi décide alors de joindre l'armée Tibétaine et de combattre contre l'invasion chinoise. Arrêté en 1962 avec une centaine d'autres, il assiste à la pendaison de 70 de ses camarades et réussit à s'enfuir vers l'Inde. «...Comme Tibétain, je sentais le devoir de me battre contre l'invasion chinoise. Arrivé en Inde en 1965, j'ai rejoint le TYC (Tibetan Youth Congress) et je pus continuer la lutte pour le Tibet. Plus tard, en devenant vieux, j'ai compris que la seule façon de retrouver notre pays est de suivre la voie proposé par le dalaï-lama. Retrouver notre pays, oui, mais qu'en restera-t-il?»
Tibetan refugees. Work in progress.
Rencontre avec Palden Gyatso.
(Wikipedia) «Après l’achèvement de l’invasion chinoise de l’intégralité du territoire tibétain en mars 1959, des milliers de Tibétains ont péri dans les camps de travaux forcés et les prisons disséminés dans tout le pays. Palden Gyatso, ancien prisonnier politique actuellement en exil, a passé 33 ans dans ces laogaï.
Palden Gyatso est né à Panam dans le district de Gyangtsé (Tibet central). A l’âge de dix ans, il décide de devenir moine. Et à l’âge de seize ans, il quitte le monastère de Drépoung pour se rendre dans la capitale tibétaine, Lhassa.
Lors du soulèvement national du peuple tibétain du 10 mars 1959, Palden Gyatso rejoint un petit groupe de volontaires armés et lorsque le gouvernement du Tibet annonce aux moines de Drépoung qu’il faut se préparer à combattre, Palden Gyatso prend alors la tête d’une centaine d’hommes. Le soulèvement a été réprimé très rapidement par les forces chinoises, bien avant que les moines n’aient eu à intervenir.
Et Palden Gyatso est retourné dans son monastère. Il y retrouve son vieux maître, Rigzin Jampa, alors âgé de 72 ans. Tous deux décident de fuir les répressions chinoises. Fuir … Pour échapper aux répressions de plus en plus violentes. Fuir encore … De longues heures de marche, jour après jour. Palden Gyatso porte son vieux maître sur ses épaules. Fuir toujours … Pour ne pas abandonner son maître entre les mains des Chinois.
Lorsqu’ils atteignent Panam, le village natal de Palden Gyatso, le moine et son maître sont arrêtés. Torturé, battu avec des bâtons dont les extrémités sont couvertes de clous, Palden Gyatso est condamné à sept ans d’emprisonnement. C’est enchaîné, les mains dans le dos, qu’il passe alors les deux années suivantes. Malheureusement, son maître Rigzin Jampa n’a pas survécu à ces tortures d’autant plus que les Chinois l’ont pris pour un « espion indien » au solde de Nehru. En fait, le Vénérable Rigzin Jampa est d’origine indienne de la région himalayenne de Kinnaur, Himachal Pradesh, que les Tibétains appellent « Khounou », et il possédait dans sa pièce une photo prise avec le Premier ministre indien Nehru dans le cadre d’une conférence des bouddhistes des régions himalayennes.
En 1962, ne pouvant plus supporter les tortures et les conditions de détention dans la prison et surtout bien décidé à dévoiler au monde entier les exactions chinoises, il réussit à s’évader et à rejoindre la frontière avec six amis. Malheureusement, il est à nouveau fait prisonnier par des militaires qui reviennent du front. C’est alors la guerre frontalière entre la Chine et l’Inde. La guerre déclenchée par la Chine communiste, nouveau maître au Tibet contre l’Inde, soi-disant pour « rectifier la frontière entre les deux pays »…. »
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